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Les élèves de l’école secondaire Champagnat sont sensibilisés aux impacts de la violence amoureuse

10 mai 2022

Dans la palestre de l'école secondaire Champagnat, un labyrinthe appelé les « couloirs de la violence amoureuse » a permis de sensibiliser les élèves de 3e, 4e, 5e secondaire aux impacts de la violence amoureuse. Cet outil multimédia, créé par la maison d’hébergement la Passerelle, en collaboration avec le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay et la SQ, est utilisé pour la 3e fois à l’école depuis quelques années. Chaque fois, les réactions sont unanimes. L’objectif poursuivi est toujours atteint. Les jeunes participants font des prises de conscience qui leur serviront tout au long de leur parcours amoureux.

Une expérience marquante pour les élèves
Avant de vivre cette expérience, les élèves ont été préalablement rencontrés pour se familiariser avec le cycle de la violence afin d’en reconnaitre les différentes phases lors de la visite.
 
Aussitôt entrés dans les couloirs, les participants se trouvent plongés dans la vie amoureuse d’un jeune couple. À l’intérieur de cet univers interactif, les jeunes ont été témoins de chacune des étapes du cycle de la violence. Ils ont découvert les signes précurseurs de la violence, la dynamique de violence au sein du couple et les conséquences malheureuses qui s’en suivent.


 
À la suite de leur visite des couloirs de la violence amoureuse, une seconde rencontre permet un retour sur l’activité tout en leur présentant les ressources disponibles vers lesquelles ils pourraient se tourner en cas de besoin. Les témoignages suivants des élèves ont été recueillis.
 
 
 
 
« Oui, on devrait continuer à le présenter au secondaire 3, 4 et 5, car le labyrinthe peut faire prendre conscience aux adolescents plus profondément ce qu’est la violence conjugale et (reconnaitre) les étapes (du cycle). Comme ça, s’ils en voient, ils sauront la reconnaitre pour pouvoir aider les autres ou eux-mêmes, si ça leur arrive. En plus, les Couloirs sont très bien faits, sont très beaux et très touchants surtout les messages et les lettres accrochés sur les murs. »
Elya Fournier-Leclerc

« J’ai appris comment l’agresseur et la victime pensent et vivent ça. »
Mickaël Jean

« C’était intéressant de voir les cycles de la violence, de comprendre les mécanismes de violence. »
Juliette Caisse Lefebvre

« J’ai bien aimé le fait que les signes avant-gardistes d’agression étaient clairs et bien représentés. Ça permet de les connaitre pour savoir les repérer plus rapidement si jamais nous sommes témoins qu’une personne est victime d’agression ou même si nous-même nous retrouvons dans ce genre de situation. »
Abigaël Lavoie

« Ça m’aura montré comment les agresseurs opéraient et la violence utilisée m’aura marqué. Je savais que c’était violent, mais, concrètement, à ce point-là, je n’étais pas prêt. »
Logan Marion

« Je savais que ça existait, c’est plus concret. Je ne pensais pas que ça arrivait aux jeunes de notre âge. Je pensais que c’était seulement chez les adultes. »
Benjamin Roy

« Je trouve que les couloirs étaient très bien conçus. À chaque étape du parcours, on avait vraiment l’impression d’être dans la tête des deux personnages ce qui nous aidait à comprendre mieux. C’était poignant! »
Rose Périgny

« Ça m’a permis de connaitre la réalité d’une relation toxique, comment ça se passe dans la tête, tant de l’agresseur que de la victime, les conséquences de leurs actes, le fait de se rendre jusqu’à la justice. C’est une activité importante à faire. Ça nous ouvre les yeux. »
Samuel Trudel

Un partenariat fort qui permet des actions concertées auprès des élèves
Une des forces du milieu est que le partenariat avec les ressources est établi sur des bases solides depuis longtemps. En effet, la collaboration entre Mme Nadine Abboud, animatrice de vie spirituelle et d'engagement communautaire (AVSEC) et l’intervenante jeunesse du Toit de l’amitié remonte à plus de vingt ans d’abord avec Mme Dominique Poitras, puis avec Mme Chantale Désaulniers.

En plus de l’activité des couloirs de la violence amoureuse, Mmes Abboud et Désaulniers offrent des ateliers de prévention/sensibilisation de la violence sous toutes ses formes, à partir du programme Enlignons-nous vers les mots sans maux et ce, dès la 6e année. De plus, elles animent une variété d’ateliers qu’elles ont créés ensemble, sur l’image corporelle s’adressant aux élèves de 6e année et sur les relations amicales et amoureuses pour les élèves du secondaire.
 
  
Source :
Amélie Germain-Bergeron, coordonnatrice aux communications
Centre de services scolaire de l'Énergie
Tél. : 819 539-6971, poste 2340
agermainbergeron@cssenergie.gouv.qc.ca